Sport_et_tabac_pour_BLOGAu-delà de ses conséquences sur la santé à long terme, le tabac engendre des effets néfastes sur l’organisme et influe directement sur notre aptitude à exercer une activité physique et sportive, à quelque niveau que ce soit : monter les escaliers, danser, nager ou participer à une compétition de haut niveau.

En inhalant la fumée de cigarette, nous exposons en premier lieu nos voies respiratoires. Les irritants contenus dans la fumée attaquent les muqueuses. Les goudrons qui comportent des substances cancérigènes ont un effet toxique. La nicotine s’associe à ces effets et provoque, à chaque inhalation, une contraction et une altération du fonctionnement des alvéoles pulmonaires. Résultats : notre capacité de respiration se trouve diminuée. De surcroît, le monoxyde de carbone contenu dans la fumée du tabac se fixe sur l’hémoglobine et remplace l’oxygène dans le sang. Il réduit donc la quantité d’oxygène transportée et les performances.

Pour compenser ce manque d’oxygène dans le sang, l’organisme à pour réflexe naturel d’augmenter son débit circulatoire. Cela se traduit par une fréquence cardiaque et une pression artérielle plus élevée chez le fumeur, et ce, avant même d’effectuer une activité physique ou sportive. A l’effort, son rythme cardiaque augmente plus vite et la récupération devient plus difficile. L’essoufflement et la fatigue surviennent rapidement, les douleurs musculaires et les crampes sont plus fréquentes.

L’ensemble de ces effets, notamment sur les poumons, le cœur et les muscles doivent être pris en compte lors de la pratique de sports comme la course à pieds, la natation, le cyclisme, le ski de fond…

Si toute cigarette est nuisible, celles consommées juste avant une activité réduit la performance et accroît l’essoufflement. Celle consommée juste après se montre particulièrement nuisible car ventilant davantage, le sujet va inhaler aussi davantage de toxine.

Sachez qu’en cas d’arrêt du tabac, ces effets s’estompent assez vite. Les conséquences cardio-vasculaires, aussi, régressent rapidement. Voilà qui est plutôt encourageant.

Comme toute addiction, l’arrêt peu faire, à la fois, peur et envie. La pratique d’une activité physique et sportive est idéale. Plusieurs études ont d’ailleurs démontré les effets positifs du sport et d’une activité physique, régulière mais pas nécessairement intense, sur les facteurs de rechute. Elle permet de réguler son poids, de détourner son attention au profit d’une activité source de plaisir et de défoulement. Tous les sports sont autorisés sous réserve d’un avis médical.

Source : Stéphanie Alperovitch-Mikolajczak, magazine de la Fédération Française EPMM